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| Mon bébé (le 09/12/2007 à 23h33) |
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Dans le silence de la nuit, dans le bruit de la vie,
J’entends et je reconnais le moindre de tes bruits.
Fatiguée, endormie, éveillée, occupée,
je suis toujours à ton écoute mon bébé.
Par amour une mère jamais ne se fatigue.
Lorsque tu pleures, je viens te consoler,
Tes grands yeux mouillés, tes petits sanglots, tes bras tendus vers moi
S’apaisent en me voyant, en me serrant, tout contre moi, au son de ma voix.
Lorsque tu ris, je viens t’observer,
Et là c’est moi qui ait des yeux mouillés.
Emue par ce que tu viens me faire partager.
D’un rien, tu ris, tu découvres et tu t’émerveilles.
Tu me réapprends à regarder la vie autrement.
Lorsque tu dors, je viens me pencher sur ton lit.
Des petits pieds recroquevillés,
Tes petites mains contre ta peluche agrippées,
Ton souffle doux et apaisé,
Tes yeux reposés,
Je te regarde inlassablement petit ange innocent.
Tu m’apportes le bonheur, je ne pensais pas qu’un jour l’amour à ce point me transformerait
et que de t’avoir tant m’apporterait…
Je t'aime mon bébé.
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| Confidentiel (le 09/12/2007 à 23h35) |
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Je voulais simplement te dire Que ton visage et ton sourire Resteront prés de moi sur mon chemin Te dire que c'était pour de vrai Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait Que c'était pas pour de faux, que c'était bien. Faut surtout jamais regretter Même si ça fait mal, c'est gagné Tous ces moments, tous ces mêmes matins Je vais pas te dire que faut pas pleurer Y a vraiment pas de quoi s'en priver Et tout ce qu'on a pas loupé, le valait bien Peut-être que l'on se retrouvera Peut-être que peut-être pas Mais sache qu'ici bas, je suis là Ça restera comme une lumière Qui me tiendra chaud dans mes hivers Un petit feu de toi qui s'éteint pas.
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| Mon amie (le 09/12/2007 à 23h40) |
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Pourquoi ai-je pour toi une telle affection ! C'est que mille liens, petit à petit, ont tissé notre entente.
Sitôt qu'il m'arrive une grande joie c'est toi que j'appelle et à qui je me confie, Sitôt qu'il m'arrive une quelconque peine c'est vers toi que je me réfugie. Toi idem.
Quand mon ciel est rose je le partage avec toi, Quand mon ciel s'obscurcit tu es là qui m'assiste et me console. Toi idem.
Entre toi et moi, pas de cachotteries, pas de secrets, une confiance instinctive et aveugle nous unit, une véritable complicité.
L'amour, les coups de foudre peuvent nous atteindre mais aussi s'éteindre un jour, Alors que le temps, la séparation, la distance, ne parviendront jamais à me faire t'oublier et à te faire m'oublier.
Quelle chance de pouvoir compter sur l'une comme sur l'autre. Quel beau cadeau que notre AMITIE !
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| Le dormeur du val (le 09/12/2007 à 23h43) |
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C'est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
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| Mon rêve familier (le 09/12/2007 à 23h46) |
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Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore. Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
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